Songkran à Bangkok
- Marie et Tristan
- 23 août 2015
- 4 min de lecture

Du 12 au 13 avril 2015 :
On arrive à la frontière Cambodgienne à presque 19 heures, il fait nuit. Il faut rejoindre le poste frontière et aucun tuktuk ou taxi pour nous emmener. Tous les cambodgiens ont pris une moto-taxi. Il en reste une qui nous fait des signes. On va voir le gars pour lui expliquer qu’à 2 avec les 4 sacs et le ukulélé, ça ne va pas être facile. Mais à peine le temps de chercher du regard une autre moto-taxi, il a chargé nos gros sacs devant lui et nous dis de monter. Euh… Ok ! Je me cale entre lui et Tristan qui garde nos 2 « petits » sacs à dos. Et voilà ! Notre première moto à 3 avec toutes nos affaires ! Heureusement quand même il n’y a pas beaucoup de route et en 15 minutes on arrive au poste frontière. On le passe à pieds et on retrouve par la même occasion un français rencontré à la gare routière de Phnom Penh.
Une fois de l’autre côté : problème. Pas de bus, pas de minibus, rien pour Bangkok à cette heure-là. Il faut attendre le matin. On commence à se résigner à passer la nuit sur un banc mais notre nouveau copain à réservé son hôtel à Bangkok pour ce soir et veut absolument y aller car son avion est demain ! On commence les négociations avec un chauffeur de minibus qui retourne à Bangkok avec sa femme. On arrive à négocier un tarif pas trop mal pour être seulement 3 dans le minibus car de toute façon il allait vers Bangkok. Du coup, on part direct et on en profite pour s’allonger chacun sur notre banquette et commencer la nuit. On fait même un arrêt dans la maison de famille du gars pour y déposer sa femme et prendre des sacs à livrer à Bangkok. On aura aussi le droit à une petite douceur : riz gluant fourré à la banane !
Le chauffeur nous dépose juste à l’angle de Kao San Road (notre seconde maison maintenant) à minuit passé. On pensait trouver une rue animée par les fêtards en fin de soirée… On trouve bizarre les barrières qui empêchent les voitures d’approcher de la rue… Et il y a beaucoup de monde quand même… Et pourquoi ils sont tous mouillés ? On débouche sur l’entrée : c’est la fête de Songkran, le nouvel an bouddhique et ici le festival spécial touristes de Kao San Road ! Horreur ! Non pas que l’on soit contre boire et s’asperger d’eau toute la soirée mais imaginez :
Vous êtes sobre (et pas les autres)
Vous êtes sec (et pas les autres)
Vous avez toutes vos affaires électroniques dans vos sacs à dos (et pas les autres)
Vous devez vous trouvez un hôtel dans ce quartier surpeuplé (et pas les autres)
Donc forcément on n’avait pas les mêmes préoccupations que tous ces gens ! On traverse le barrage de police, les sacs recouverts de leur housse anti-pluie et on essaie (je dis bien essaie) de se frayer un chemin parmi cette foule immense de gens surbourrés collés les uns autres… A ce moment-là on déteste notre seconde maison… On se fait bousculer, alpaguer pour un verre, asperger d’eau… On garde un semblant de sourire car si tu t’énerves c’est pire (notre nouveau copain en a fait l’expérience !). On chope une petite ruelle sur le côté et on file vers la partie la moins fréquentée (bon, qui reste surpeuplée) mais où la musique est un peu moins forte et on peut s’entendre parler ! Notre copain par à la recherche de son hôtel, on lui souhaite bonne chance avant de le voir se faire avaler par la masse mouillée ! Puis on prend la direction des guesthouses pas trop chères que l’on connait. La première et les 2 suivantes sont complètes. On commence à désespérer. Enfin, on se trouve une chambre sans salle de bains un peu à l’écart pour 10 € ! Ouf ! Du coup on sort boire un verre pour se remettre de toutes ses émotions ! Il est 3 heures du matin !
Réveil et achat de billets pour le soir même en direction de Koh Tao : Trop de monde ici, on profitera de Bangkok à notre retour. Le bus est en fin d’après-midi donc on se mêle à la fête cette fois ! Dans la journée, l’ambiance est moins électrique et plus sympa (on doit se faire vieux !). On se ballade et on se fait arroser avec plaisir, il fait bien chaud ! On résiste à l’envie d’acheter un pistolet à eau énorme pour jouer aussi. Tout le monde en a un et on ne se doutait pas qu’il puisse en exister tant de différents ! On se contente de balancer des verres d’eau ! On se marre bien : tout le monde s’arrose, discute, rit c’est très agréable ! On a une pensée émue quand on voit des touristes fraîchement débarqués de l’aéroport avec tout leur matos se faire arroser ! Certains le prennent mieux que d’autre mais la meilleure façon de se faire arroser est de dire « ne me mouillez pas !! »…
Notre bus arrive à 18 heures soit avec 2 heures de retard. Après une circulation difficile dans Bangkok (on constatera que les batailles d’eaux concernent tout le monde ici !) et une pause repas à 23 heures, on arrive à l’embarcadère de Chumphon à 2 heures du matin.